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 Les gens sont gentils [pv. Gille]

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MessageSujet: Les gens sont gentils [pv. Gille]   Ven 9 Juil - 0:04

    La vie est dégueulasse. Non mais sérieusement, vous allez dire que je suis une déprimée de la vie. Et vous n'avez absolument pas tord. J'assume, vous voyez ? Bon, très bien, finit les plaisanteries. Prenez la personne que vous aimez le plus au monde. Frère, sœur, amis, amoureux. Peu m'importe. Moi, elle s'appelait Marjorie, et je sais combien je suis soulante avec elle, à penser à elle, à vivre pour elle. Je dois avouer que vivre pour quelqu'un de mort s'avère assez difficile. Donc, vous avez maintenant deviné la suite : faites mourir cette personne. Comme vous voulez, avec d'atroces souffrances ou non, avec vous en témoin ou non. Moi, par exemple, j'étais juste à côté d'elle, et l'instant d'après elle avait sauté par la fenêtre. Donc, je suis témoin. Et ensuite, à me rappeler la position anormale qu'avaient ses bras et ses jambes, je crois qu'elle a souffert, juste avant de s'éteindre, là, dans mes bras.

    Tout le monde sait où nous allons. Je n'avais pas compris la phrase. Maintenant, je savais, je savais que tout le monde allait mourir, et que bon nombre de gens en étaient conscients. Je me prends encore comme exemple mais vous voyez, moi je ne pense presque plus qu'à ça. C'est assez détestable comme sensation, d'être en sursis sans cesse. Il n'y a pas de repos pour moi, et je sais que des tas d'autres gens ont le même état d'esprit.

    "- Mademoiselle, vous comptez rester ici encore longtemps ?"

    J'ai relevé les yeux vers une jolie jeune fille qui venait d'apparaître sur le seuil d'un magasin. J'ai levé les yeux pour voir devant quoi j'étais : le strabucks coffee. J'ai regardé de nouveau la fille avec un air perdu. Elle me faisait un grand sourire, pour m'inviter à rentrer. Coincée dans mon mutisme, je n'ai pas réagis. Elle m'a tendu sa main et je l'ai prise.

    L'instant d'après, j'étais assise devant une table. La chaise de l'autre côté était vide, et je me suis demandé si je pourrais parler si quelqu'un venait s'asseoir en face de moi. Mon iPod laissait Marilyn Manson pleurer que notre monde n'était pas le sien. Qu'il n'était pas le mien non plus. J'avais passé ma nuit à pleurer assise sur le trottoir, des traces de couteau sur la poitrine fraîches de la veille mais pas très profondes, heureusement. la serveuse détournait son regard à chaque qu'elle voyait les lignes horizontales.

    J'étais encore engourdie par le froid, et j'ai sorti une feuille de mon sac, les mains glacées et tremblantes. J'ai commencé à écrire les paroles que j'entendais :

    "A pill to make you numb
    A pill to make you dumb
    A pill to make you anybody else
    But all the drugs in this world
    Won't save her from herself"

    Je n'ai rien commandé et je suis restée les yeux dans le vide, seule. Je me répétais les paroles, encore, encore, toujours. Les main maintenant jointes devant moi, le dos courbé, j'observais les lettres former des syllabes, des mots, des phrases, un sens. Les larmes coulaient silencieusement et je ne remarquais même pas les gens qui entraient. Parfois, la serveuse faisait un geste amical, par exemple elle me touchait l'épaule ou quelque chose comme ça. je ne savais pas pourquoi elle était aussi gentille. D'habitude les gens se lassent des gens comme moi, qui ne parlent pas. Enfin, je parlais parfois, mais ça me faisait mal. Comme si j'étais fausse.

    Au bout d'un moment, j'ai vu la chaise devant moi bouger, et quelqu'un s'est assis dessus. J'ai relevé les yeux, me demandant pourquoi ils avaient tous des élans de gratitude aujourd'hui. Avais-je l'air tant au bord du gouffre que ça ?
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MessageSujet: Re: Les gens sont gentils [pv. Gille]   Ven 9 Juil - 1:40

*Apres ce qui était arrivé avec Aiden, Gille était partit de la maison, le voir, sentir son odeur lui remémorait pas mal de souvenirs malsains et aussi bizarre que cela puisse paraitre, lui faisait envie. Non passé cette journée avec lui, entre ses draps, n’avait pas été désagréable, c’était par principe. Aiden se tapait tout le monde et Gille était tombé dans son piège et maintenant il s’en mordait les doigts. Oui il regrettait, oui il voulait faire marche à rien, ne pas se droguer et ne pas donner sa première fois à cet homme. Il était allé dans la maison de Greil entouré par tous les posters, goodies de Tokio Hotel, oui il ne devait pas oublier que c’est pour eux que son cœur battait, mais… Sur sa table de nuit, prés de son lit, une photo de lui et Andreas, d’ailleurs il s’en empara effleurant le verre du bout de ses doigts et déglutis, il ne pu s’empêcher de fondre en larme en repensant a ce qu’il avait fait avec Aiden. C’est vrai, il ne savait pas comment Andreas, Hysteria faisait pour collectionner des conquêtes sans éprouver du remords, comment Andreas pouvait lui faire et continué à dormir dans le même lit.

Un long frisson lui parcouru le corps par colère, il jeta la photo a travers la chambre, qui se brisa. Il regretta quasi immédiatement son geste, il se leva et se précipita pour ramasser la photo se lacérant en même temps le doigt a cause du verre, il serra la photo contre son cœur, il aimait Andreas, plus que tout, mais voila, maintenant… Il y avait Aiden…, il déposa un baiser sur le visage d’Andreas et reposa la photo sans cadre sur sa table de chevet et s’étira en soupirant profondément, il fixait intensément le plafond comme s’il pouvait lui être d’une quelconque aide, il pencha la tête sur le côté, soudainement, l’illumination, il avait la gorge sèche et la bouche pâteuse, envie de boire quelque chose, mais pas n’importe quoi, une envie de chocolat chaud, de frapuccino, une envie de starbuck, il appela son chauffeur pour qu’il prépare la voiture. Apres 10 minutes de route, il arriva a son lieu de prédilection, il donna congé a son conducteur et quand il se tourna une vision qui lui fit mal au cœur.

Un ange sur la devanture du starbuck, triste, chétif, il avait l’impression de se voir en version féminine, il fronça les sourcils mains posées sur son cœur pourquoi était-elle dans cet état ? Il regardait autour de lui, pourquoi personne ne faisait quelque chose ne voyaient ils pas qu’elle avait besoin d’aide ? Gille allait s’approcher, mais l’hôtesse du starbuck le fit avant, il souri faiblement, les gens finalement on un cœur, il entra son tour, mais la jeune fille n’avait pas l’air plus heureuse, il ne savait pas trop quoi faire, il ne la connaissait pas. Gille prit une profonde inspiration attrapant la serveuse qui lui dit qu’elle n’avait dit mot, mais qu’elle sanglotait, il acquiesça de la tête faisant la queue et commanda une pâtisserie de chaque, 2 chocolat, 2 frapuccino, 2 jus d’orange et dit a la serveuse d’apporter tout ca a table de la jeune fille triste. Gille se joint a la table, tirant doucement la chaise et s’assoit il la regardait d’un air grave, compatissant, même s’il ne pouvait pas comprendre le pourquoi du comment de son état, il lui frictionna doucement la main en lui tendant un chocolat chaud
.*
« - Est-ce que tout va bien ? »
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MessageSujet: Re: Les gens sont gentils [pv. Gille]   Ven 9 Juil - 18:38

    «- Est-ce que tout va bien ? »

    J'ai observé le garçon. Je ne voulais pas que mon regard ne soit trop insistant, qu'il se sente dévisagé ou quelque chose comme ça, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Il était beau, tout était beau chez lui. Son visage, ses cheveux, ses yeux. Et puis, il avait l'air gentil, vraiment. Ça me faisait bizarre d'être en contact avec des ordures inimaginables et puis ensuite avec des gens comme lui. J'avais oublié que certains avaient encore ce qu'on appelle « le cœur sur la main ».

    Donc naturellement, j'ai voulu lui répondre. Ça aurait été ma façon de le remercier, le remercier de s'être assis ici, en face de moi, et de vouloir m'aider. J'allais m'en remettre, de toute manière, non ? Il fallait du temps. C'est du moins ce que tout le monde me faisait croire. Je n'en était pas aussi sure qu'eux, mais que voulez-vous ? Je n'avais aucune chose à laquelle me raccrocher à part cet espoir là.
    Je traversais une passe difficile, c'était tout ce que les gens autour de moi voyaient : la pauvre petite, elle a perdu quelqu'un qui lui était cher, elle vient de changer de pays, elle est un peu perdue... et à part ça ? Je voulais leur répondre « arrêtez, arrêtez tout, stop, il y a des choses que vous ne savez pas. Ne me laissez pas comme ça, pitié, ne me laissez pas dans cette maison froide, avec cet homme que je n'aime pas, pitié, pitié... » Je voulais le hurler, car à l'intérieur j'étais folle de rage. c'était ma vie qu'on piétinait, je n'en avais qu'une seule et je ne pouvais même pas m'en servir correctement. C'était mon corps qui disparaissait, mon esprit qui s'effaçait, moi toute entière, mais bien sur ils ne voyaient rien, plongés dans leur routine ou dans leur propre solitude. Ils ne faisaient rien et moi non plus.

    Et alors, que faisait-il ici, lui ? J'ai ouvert la bouche, mais aucun son n'en est sortit. J'ai haussé les épaules et ouvert les bras, pour lui montrer que je n'y étais pour rien, que je ne parlais plus mais que c'était indépendant de ma volonté, que ça irait mieux bientôt, peut-être. J'étais honteuse, parce qu'il voulait juste m'aider, et n'avait pas réellement demander à être là, et tout ce que je pouvais faire c'était le regarder bêtement. Il s'était levé ce matin comme d'habitude et voilà qu'il se retrouvait face à une fille muette mais seulement occasionnellement. Oh Mon Dieu, le suicide.

    Et puis j'ai senti sa main et d'un coup j'ai retiré la mienne. Reflex. Je sentais encore les mains de mon père brûler ma peau, passer sur mon corps. Pas plus loin. Pitié, non. J'ai fermé les yeux à cette pensée, tout en m'enfonçant les ongles dans le poignet. C'était mon truc à moi, ça. Plus la douleur physique était atroce et plus elle effaçait celle, beaucoup plus insupportable, qui était morale. J'ai rouvert les yeux d'un coup.
    Pas devant lui, j'ai pensé. Il n'avait pas à voir ça, il avait déjà le spectacle des cicatrices horizontales juste en dessous du coup, pas besoin de lui fournir encore de l'horreur.
    Mais qu'est-ce que je faisait là, en société, dans un moment pareil ?!

    Éteignant la musique, j'ai pris la feuille où étaient écrites les paroles de la chanson. Je l'ai pliée de façon à ce qu'on ne les voit plus, et puis j'ai écrit :

    « Je vous retourne la question »

    J'ai fait glisser la papier jusqu'à lui, dans le bon sens de façon à ce qu'il puisse lire facilement et pas à l'envers.
    J'étais sure qu'il devait avoir des tonnes de problèmes, aussi. Sinon il ne serait pas là, il ne m'aurait même pas vue, il serait passé à côté à voilà. S'il avait remarqué ma douleur, c'était que lui aussi il souffrait, ou en tout cas je voyais les choses comme ça.
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MessageSujet: Re: Les gens sont gentils [pv. Gille]   Sam 10 Juil - 0:55

*Elle semblait indécise, un coup elle le regardait, l’autre elle le fuyait, des que Gille voulait la regarder dans les yeux elle détournait son regard, mais le jeune garçon était bien loin d’être dupe, il pressentait que quelque chose n’allait pas, il ne savait pas encore quoi, mais il ne tarderait pas à le savoir. Gille la trouvait anxieuse, le visage pale, fermé, comme si elle était paniqué voir même traumatisé, un simple chocolat ne lui serra d’aucune aide. Le jeune garçon soupira profondément fasse a cette impuissance, il se contenta de poser une main chaleureuse sur celle de la demoiselle en lui caressant doucement avec le plat de son pouce et déglutit, qu’est ce qui pouvait pousser une fille à avoir un aspect aussi négliger ? Ma maquiller, sans oublier l’aspect vestimentaire qui laissait a désiré, elle devait vraiment avoir une vie tourmenté pour ne pas faire attention a elle, dommage elle semblait être une bien jolie fille.

Gille par gentillesse lui demanda si ca allait, il attendait une réponse qui ne venait pas, au contraire elle paraissait encore plus fermé, plus perdu, il ne lisait rien dans ses yeux, c’était vide de tout expression, jamais il n’avait vu un regard sans expression comme celui la, le néant, voila une belle comparaison. Il ne savait pas ce qui lui arrivait, mais la tête qu’elle avait le toucha en plein cœur, oubliant presque son problème de coucherie, une tête « j’essaye de cacher, mais on lit en moi comme dans un livre ouvert », une tête qui se pose en son fort intérieur plein de questions qui sont à ce jour sans réponse. Gille lui, ne la quittait pas des yeux, il la regardait bouche ouverte limite entrain de gober les mouches, il bougeait doucement la tête dans l’espoir d’avoir une réponse, mais rien, il souri faiblement en coin, il n’était pas du genre à précipiter les choses.

Gêné elle retira sa main, Gille se mordit la lèvre inferieur, i avait fait quelque chose qui ne fallait pas, il se mordilla alors l’ongle de son pouce comme a son habitude quand il avait fait quelque chose de déplacé, il porta l’autre sur son cœur quand il la vit fermé fort les yeux, il avait le même tic quand il voulait faire disparaitre une pensé triste, ou malsaine pour passer a autre chose. Il voulu la prendre dans ses bras, la rassurer, lui dire que tout était fini, qu’il était la, mais il ne al connaissait ni d’Adam ni de Eve, elle pourrait prendre peur et le voir comme un psychopathe qui veut abuser d’elle, il se contenta de simplement la regarder, mais un endroit bonder de monde qui la défigurait comme ca n’était pas la meilleur chose pour trouver la lumière au bout du tunnel. Du coup il prit son téléphone et appela son 2 eme chauffeur pour qu’il vienne le chercher. Gille regardait le chocolat qu’il avait posé à coté de la jeune fille, elle n’y avait pas touché, peut être qu’elle n’aimait pas ca, il savait qu’il aurait su prendre une boisson de chaque, il soupira en tapant sa tête dans sa main.

Elle se décida enfin à bouger, elle s’empara de la feuille qui était devant elle pour griffonner quelques mots qu’elle tendit en les tournants pour qu’à son tour Gille puisse lire. Il blêmi d’un coup en se raclant la gorge en grimaçant, je m’empare du frapuccino qui commence à fondre et j’en bois une grande gorgée, puis j’essuie ma bouche a revers de main en prenant une profonde inspiration
.*
« - Je ne suis pas du genre a raconté ma vie à tout le monde et dans un lieu publique »
*Il lui retendit le papier pour qu’elle lui réponde, brulant d’envie de le déplier pour lire ce qui avait d’écrit, mais il n’en fit rien tout le monde à le droit à un petit jardin secret.*
« - Mon chauffeur va arriver, on dégustera tout ca chez moi qu’en dite vous ? Je dois avoir de quoi vous habiller et du maquillage pour vous redonner un peu de couleur, vous êtes bien pale mademoiselle »
*Gille se leva et fit signe a la serveuse de tout emballer, et tendit la main vers la jeune femme en essayant de lui sourire pour la rassurer.*
« - Je ne vous ferais aucun mal, c’est promis, faites moi juste confiance. Vous ne pouvez pas resté ici, dans cette état, je vous emmène loin de tout, vous aurez une chambre ou vous reposez, quoi que vous fuyez, la ou je vous emmène vous serrez en sécurité »
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MessageSujet: Re: Les gens sont gentils [pv. Gille]   Dim 11 Juil - 0:41

    Je me repassais dans ma tête le moment où il avait posé sa main sur son cœur. Étonnamment, j'avais trouvé ça touchant. Comme s'il avait un geste pour aider, un geste pour réconforter, et qu'il faisait à chaque fois qu'il en avait besoin. Du coup, je ne sais pas pourquoi, mais je l'ai trouvé encore mieux. Ce que j'entends par "mieux", c'est plus gentil encore, même plus intéressant. Je sais que je suis un peu bizarre, mais j'observe souvent les gestes des gens, les gestes dans ce genre-là je veux dire. C'est par ce genre de détails qu'ils deviennent vivants et attachants, en quelque sorte.

    Il a prit son téléphone et je l'ai laissé parler. Je n'écoutais pas vraiment la conversation, car ce n'était pas mes affaires. Je ne voulais surtout pas qu'il me trouve indiscrète si j'écoutais ce qu'il disait. Et puis de toute manière, j'étais déjà de nouveau un peu absente. C'était comme si j'avais quitté la table, le café, que j'étais de nouveau partie loin. Je ne sais pas exactement où, d'ailleurs. Une chose est sûre, c'est que le monde où je vais est en général beaucoup plus beaux que celui où je semble être, celui où nous sommes, où vous êtes, vous. Là-bas il n'y a pas de guerres, personne qui meurt de faim, et le mensonge n'est pas aussi présent.

    Je suis rapidement revenue à la réalité et mon regard c'est posé sur la vitrine. J'ai regardé mon reflet, et j'ai eu du mal à me reconnaitre. Moi qui étais toujours souriante, qui bougeais sans cesse et respirais le bonheur... où étais-je passée ? J'ai observé mes vêtements, à savoir un short en jean et un simple tee-shirt blanc, qui étaient dix fois trop grands pour moi. Il faut dire que j'ai beaucoup maigrit, ces temps-ci.
    Je me rappelle encore de mon passage à l'hôpital psychiatrique. Ils voulaient me "réapprendre à manger". Ils disaient tous que j'étais malade, que ça s'appelait l'anorexie, qu'il fallait que je m'en sorte. Je ne vois pas en quoi le fait que je ne mange pas les regarde. c'est juste ma façon de vivre, je n'ai jamais été malade de ce côté-là. Dans cet hôpital, je passais mon temps à hurler. Je ne parlais pas. Je hurlais jusqu'à ne plus avoir de larmes, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à être trempée de larmes. Après, je m'endormais d'un coup, et lorsque je me réveillais je laissais un peu de silence pour tout recommencer encore. La personne qui s'occupait de moi faisait des compromis pourris, mais je n'avais pas mon mot à dire. Elle les faisait toute seule. "Si tu manges et que tu reprends un peu de poids, tu pourras recevoir des visites". ce genre de choses. Je voulais lui répondre "Et si je mange et que je reprends un peu de poids, vous croyez que vous me laisserez crever pour que je puisse rejoindre Marjorie ?". Mais comme je ne parlais pas, il aurait été assez difficile de le lui dire.
    J'ai fini par prendre assez de poids pour ressortir, vous voyez. Poids que j'ai aussitôt reperdu.
    D'accord, parfois c'est un peu dur. Un matin je me suis écroulée dans l'escalier, et il m'était tout simplement impossible de me relever. J'ai dû ramper jusqu'à la cuisine pour manger quelque chose vite fait, car à chaque fois que je me relevais, je sentais mes jambes faibles et tremblantes comme si elles avaient été en coton. J'ai cru mourir ce jour-là. J'aurai préféré je crois bien.

    Et donc, il était toujours au téléphone. Et il avait l'air tellement sur de lui que je me suis demandé si quelqu'un comme lui pouvait éprouver des doutes ne serais-ce que quelques instants.
    J'ai pensé à mon maquillage qui avait coulé. J'avais des traînées noires sur les joues et les yeux tout explosés de trop avoir pleuré. On voyait même les veines rouges plus que d'habitude. Mais vous voyez, sur moi ce n'était pas beau, pas comme sur les filles au cinéma qui sont ravissantes dans leur chagrin. Parce que les actrices du cinéma n'ont pas de vrais chagrins, elle ne pleurent pas réellement. Elles sont juste fausses.

    D'un côté, s'il me jugeait là-dessus, j'aurai bien voulu le voir à ma place. C'est sur, il était beau comme ça. S'il avait passé toute la nuit sur un trottoir à se dire qu'il ne pouvait pas retourner chez lui, il aurait été différent. Il aurait senti le froid, comme moi, passer peu à peu dans ses habits, dans sa peau, puis aller jusqu'à ses os.
    Mais je ne vois pas pourquoi je pensais à tout ça. C'était idiot de me dire qu'un truc pareil pourrait lui arriver, parce que, mettons-nous d'accord, je ne lui souhaitais pas.

    Il a regardé le chocolat, et j'ai suivis son regard. Je me suis mordu la lèvre en me disant que j'aurai du boire. Je l'aurai certainement fait d'ailleurs, mais j'ai voulu voir qu'elle réaction il aurait face à mon petit mot. Et à la façon dont il est devenu tout blanc d'un coup, j'ai compris que je ne m'étais pas trompée et que lui non plus n'était pas au plus haut de la joie. Je crois que ma façon de le voir à alors un peu changé. Je voulais savoir ce qu'il avait, moi aussi, et pouvoir l'aider en conséquence. Je n'aime pas voir les gens tristes. Et je peux vous que là, tout de suite, il l'était.

    «- Je ne suis pas du genre à raconter ma vie à tout le monde et dans un lieu publique »

    J'ai fait un petit sourire. j'avais compris, bien entendu, qu'il ne voulais pas tout dire ici, à côté de tous ces gens qui pourraient l'entendre. Normal, bien sur. Mais je me suis demandé aussi si il m'incluait dans le "tout le monde". Autant lui poser la question clairement.
    J'ai pris le papier et j'ai écris :

    «- Je suis "tout le monde", moi aussi ? »

    La situation tournait au ridicule. Je voulais parler mais je n'y arrivait pas, et même s'il était compréhensif, j'avais une peur bleue qu'il se lasse et qu'il parte. Étonnamment j'avais besoin qu'il reste, absolument.
    Il s'est levé et je me suis dit : "ça y est, il part".

    «- Mon chauffeur va arriver, on dégustera tout ça chez moi, qu’en dites-vous ? Je dois avoir de quoi vous habiller et du maquillage pour vous redonner un peu de couleur, vous êtes bien pâle mademoiselle.»

    Je ne m'étais pas attendue à celle-là. Décidément il était partit pour me surprendre plus d'une fois. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai pris sa main. Peut-être que je commençais à lui faire confiance finalement. C'était bizarre, car je ne le connaissais que depuis quelques minutes à peine. Je ne me suis même pas souciée du chauffeur, rien. Il pouvait être blindé de fric - alors que j'ai les riches en horreur - que cela n'aurait rien changé.

    «- Je ne vous ferai aucun mal, c’est promis, faites moi juste confiance. Vous ne pouvez pas rester ici, dans cet état, je vous emmène loin de tout, vous aurez une chambre où vous reposer, quoi que vous fuyez, la ou je vous emmène vous serrez en sécurité. »

    Je lui faisais déjà confiance, mais bien sur il ne le savait pas car rien dans mon attitude n'avait changé. Cette pensée m'arracha encore un petit sourire, l'un de ses sourires que chacun a lorsqu'il sait quelque chose que l'autre en face de lui ne sait pas. Mais c'était aussi le fait d'être loin de tout et en sécurité qui me plaisait. Ça voulait dire loin de mon père et de toutes ses horreurs. Rien que pour ça j'aurai fait n'importe quoi.
    Au fond, je me sentais quand-même mal vis à vis du garçon - dont je ne connaissais même pas le nom, au passage. Comme si je lui devais quelque chose. C'était plutôt désagréable, mais je me disais que je lui revaudrais ça un jour. Je ne savais pas comment, mais c'était sur.
    La serveuse a fait un petit sourire en nous voyant partir, et nous sommes sortis dehors pour attendre. Quand il s'est tourné vers moi, je n'ai pas regardé ailleurs, pour une fois. Je crois qu'il a été un peu surpris. Il s'attendait à ce que je tourne encore la tête, probablement. Loupé. Donc, j'ai plongé dans ses yeux. Ils étaient expressifs, et j'y voyais à la fois la gentillesse que je devinais depuis le début mais aussi quelque chose de plus profond, certainement ses propres tourments à lui. Je ne sais pas ce que lui a vu dans mon regard, mais j'étais un peu moins vide depuis quelques secondes à peine. Bien sur, dès que j'allais être seule, j'allais redevenir comme tout à l'heure. Mais pour le moment, ce n'était pas le cas, donc pas de raison de s'inquiéter.

    Je me suis penchée vers lui - il était un peu grand, donc je me suis mise sur la pointe des pieds pour que ça soit plus simple - et je lui ai déposé un bisou sur la joue. Ma façon de lui dire merci, juste avec les gestes, sans paroles.
    Déprimée ne rime pas forcément avec insensible, vous savez.
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MessageSujet: Re: Les gens sont gentils [pv. Gille]   Dim 11 Juil - 23:23

*Ce n’était pas trop grave la péripétie qui était entrain de lui arrivé, après tout, il n’avait que trompé son petit ami, il blêmit encore plus. Il se revoyait au dessus d’Aiden entrain de le « chevaucher » de gémir, il le savait qu’au fond il avait aimé ca. Il mit sa main devant sa bouche en fermant les yeux, il lui en voulait tellement, on lui avait pris sa virginité alors qu’il était défoncé, il l’avait chauffé, il l’avait cherché et il a eu ce qu’il méritait. Le bon dieu venait de le punir et sévèrement, il regrettait ce qu’il avait fait, il se sentait sale, c’était un menteur, il ouvrit les yeux en se mordillant la main, mais il en voulait surtout a Aiden d’avoir abusé de sa faiblesse et de sa naïveté, il fut bousculé par un sanglot inaudible et renifla silencieusement, il fallait qu’il est une conversation avec Aiden et avec Andreas, il ne pouvait pas resté dans ce silence qui tôt ou tard finira par le détruire a petit feu, il secoua la tête en regardant la jeune fille en souriant comme si rien n’était arrivé, il était loin d’avoir été maltraité au contraire, ca lui écorchait la bouche de l’admettre, mais Aiden avait pris soin de lui et de son corps, Bon quand il l’a pénétré il lui avait fait mal, mais il ne lui avait laissé aucune marque, pas de griffure, ni même de suçon et juste pour ca il le remerciait. C’est le bruissement du stylo sur le papier qui le fit redescendre sur terre et lire ce qu’elle venait de lui écrire.

Gille lui sourit chaleureusement en haussant les épaules quand il la vit sourire après la remarque qu’il venait de faire, il gonfla une de ses joues pour réfléchir à ce qu’il allait bien pouvoir lui répondre
*.
« - Ca c’est à vous de me montrer que vous êtes particulière, que vous sortez du lot. JE ne vous connais pas, je serais seul juge »
*Il lui fit un petit clin d’œil en souriant en coin, il espérait ne pas la frustrer en lui disant cela, c’est vrai qu’il ne connaissait rien d’elle, comment elle s’appelait, son âge, ses traits de caractère, il ignorait tout d’elle, il ne savait donc pas s’il devait l’inclure comme tout le monde ou au contraire elle avait quelque chose qui faisait qu’il pourrait s’ouvrir a elle sans craindre les railleries. Il regardait a nouveau ce qu’elle avait écrit, il effleura les quelques mots du bout des doigts en souriant pour lui, elle avait une très jolie écriture, un peu tremblante mais agréable a lire. Gille se demandait si elle était vraiment muette ou si c’est a cause de ce qui lui arrivait qu’elle ne pouvait pas parler, il se mordit l’intérieur de la lèvre inferieur, sa vie n’était pas si terrible que ca en y repensant, il lui rendit la petite feuille plié et se leva pour partir d’ici.

Sur le coup il avait cru la voir blêmir, un cour instant il avait cru que ses yeux brillait, peut être s’était il trompé et pour être honnête il se voyait pas le lui demander, mais elle sembla soulager de toujours le voir près d’elle, d’ailleurs elle ne se fit pas prier quand Gille lui tendis la main elle s’en était très vite saisie, le jeune garçon lui serra fort, signe qu’il était la et la fit se lever en la rapprochant de lui enroulant une main rassurante autour de ses hanches pour la tenir debout pour ne pas qu’elle tombe. Nous marchons jusqu'à la sortit, la pressant encore plus fort contre lui pour passer dans l’encadrement de la porte, le chauffeur est devant, je reste sur le perron avec toi pour le laisser ranger ce que j’ai commandé, puis il nous ouvrit la porte, je te regarde en souriant, je croise pour la première fois ton regard, bizarrement je perds mon assurance. Mon visage prit une teinte écarlate me sentant ton d’un coup un peu nerveux, Gille fut surpris, très étonné, mais une agréable surprise, il esquissa un petit sourire gêné. Il avait l’impression d’être transpercé par son regard, qu’elle pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert, voyant sa faute et le péché de luxure qu’il avait commit avec le colocataire de son petit ami, il déglutit.

Gille se demandait ce qu’elle pouvait bien voir pour le fixer aussi intensément aussi longtemps, c’est lui qui décrocha le premier en baissant la tête, il n’aimait pas qu’on le fixe de la sorte, il avait l’impression d’être nu. Lui par contre n’avait rien descellé dans son regard, peut être de la gratitude et encore, on dit que les yeux sont les fenêtres de l’âme, mais il n’avait rien vu dans ses carreaux, ce qui était sur c’est qu’elle avait l’air d’être moins triste, mais elle «était si secrète, si mystérieuse qu’elle avait réveillé en lui une insatiable curiosité. Gille allait avancer a sa voiture, quand il sentit les lèvres de la demoiselle se posé comme un papillon sur sa joue, il la regarda yeux écarquillé ne comprenant pas pourquoi elle avait fait ca, il porta une de ses mains a sa joue, l’effleurant du bout des doigts en rougissant encore plus. Il se racla la gorge en la faisant avancer jusqu'à la voiture, avant de s’assoir, Gille l’emmitoufla dans une couverture et la fit s’assoir, pour lui par la suite s’assoir près d’elle.
*
« - Ramenez-moi chez Andreas s’il vous plais »
Il ne pouvait pas la ramener a la demeure familial et encore moins dans le repère de Greil elle poserait trop de question, puis a cette heure la ni Andy, ni Aiden ne doivent être a la maison, puis a tout cassé, il ignorera Aiden. Gille lui frictionna doucement les épaules, il ne savait pas trop quoi lui dire pour « le baiser », il préférait ne rien dire de peur d’être maladroit, pour ce genre de marque « d’affection » il était toujours resté très pudique.*
« - nous en avons pour une bonne demi heure de route, vous pouvez dormir, je vous réveillerais quand nous seront arrivé ».
*Il fit un signe de tête au chauffeur qui se mit en route en mettant dans la voiture une musique douce, pour justement adoucir les mœurs.

Le trajet se passa sans encombre, Gille lui effleura doucement le visage quand la voiture s’arrêta. Son chauffeur l’aida à faire sortir la demoiselle de la voiture et Gille lui donna congé, il soutenait la jeune fille comme pu et ouvrit la porte. A la maison il la referma et l’aida à monter à l’étage en l’installant de la chambre d’ami
*.
« - Je reviens »
*Gille partit préparé le nécessaire de toilette, 2 serviettes, une grande, une petite, brosse a dent, dentifrice, brosse a cheveux, tout ce qui fallait pour une demoiselle. Puis il partit dans la chambre a Aiden, niveau sous-vêtement féminin il doit en avoir tout une tripoté vu tout ce qui passe a la maison, a croire qu’il les garde comme trophée. Il lui prépara alors sous vêtements, short et tee-shirt et s’en retourna à la chambre, il toqua à la porte et entra.*
« - JE vous ai préparé de quoi vous douchez et vous changez, j’espère que cela vous ira je ne connais pas vos mensurations exacte »
*Il sourit faiblement.*
« - sauf si vous voulez encore vous reposez, dans ce cas je fermerais les volets »
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MessageSujet: Re: Les gens sont gentils [pv. Gille]   Jeu 15 Juil - 4:07

    Gille semblait un peu partit dans ses pensées. Je l'ai laissé réviser ses tourments, retourner dans sa tête tous ces tracas, s'en vouloir pour ce qu'il avait fait ou ne pas fait, ce qu'il avait dit ou ne pas dit. Il est revenu réellement devant moi, de l'autre côté de cette table, au bout de quelques instants à peine. Rebienvenu sur Terre, mon grand. Prépare-toi à un long voyage, ça ne va pas être toujours drôle mais il faut bien subir toute cette cruauté et toute cette tristesse pour éprouver ne serais-ce que quelques minutes de bonheur. Je sais c'est cher payé. Je sais toi aussi tu seras vite fatigué des cris des gens, de leur douleur et de leur solitude. Je sais que toi aussi tu seras bientôt aussi fatiqué que moi.

    «- Ca c’est à vous de me montrer que vous êtes particulière, que vous sortez du lot. Je ne vous connais pas, je serais seul juge »

    Voilà qu'il me demandait quelque chose. Comme tout les autres, comme tout les gens. Vous n'avez jamais remarqué ? On vous demande toujours plus, toujours mieux. C'est comme ça que beaucoup finissent drogués ou dans d'autres débauches. Je devrai vivre en hermite afin que plus personne ne me demande quelque chose. Je ne peux pas satisfaire tous ces gens. J'ai essayé, oui, et pas réussis. Je déçois toujours, c'est comme ça. Mes profs, ma famille, certains de mes amis... C'est comme si je n'avais pas tenu mes engagements envers eux, alors que moi je n'avais rien conclu. Je sais que la vie c'est donnant-donnant, je sais que c'est la base de toute relation. Mais je ne sais ni donner ni recevoir. C'est horrible. J'ai tellement peur de faire quelque chose de travers et de blesser quelqu'un que je ne fais rien. C'est idiot.
    Comme vous vous en doutez, je n'ai rien répondu. Néanmoins son clin d'oeil et son sourire m'ont remise d'aplomb. Il ne fallait pas que je panique. En règle normale je serai partie en courant avant que tout cela n'aille trop loin, avant de trop m'attacher peut-être, avant qu'il ne sache qui j'étais et que moi je sache également qui lui il était. Mais pas maintenant. Ne me demandez pas pourquoi car je n'en sais rien, mais j'avis plutot envie de ne pas fuir pour une fois. Je voulais peut-être connaitre mes limites, voilà.

    Il m'a aidée à marcher, et même si je savais que je n'allais pas m'écrouler je n'ai rien fait. Déjà, j'avais peur qu'il ne le prenne mal si je le repoussais pour marcher seule, par exemple. Et par la suite, je n'avais aucune envie de marcher seule. Je n'allais pas m'écrouler d'accord, mais je n'allais pas marcher très droit non plus.
    Ce qui m'a amusée par la suite, ce fut le fait qu'il ne savait absolument pas comment réagir face à ma soudaine marque d'affection, ce simple petit baiser sur la joue, un peu comme un caprice enfantin de ma part, un peu pour lui dire merci aussi. J'aurai du m'en douter. Moi-même je n'aurais pas su quoi faire à sa place, alors je ne lui en voulait pas. Il fit ensuite ce petit sourire gêné, et porta même sa main à sa joue. Mon geste était-il si inhabituel que ça ? Il s'habituerai, car avec moi la vie était une surprise perpétuelle, mine de rien. J'aimais le rien changement et rien de changeait jamais assez à mon goût. Ces petits gestes étaient le lot de tous les jours envers les gens que j'appréciais. Et croyez-moi je n'étais pas toujours si gentille, parfois ils en voyaient de toutes les couleurs.
    Mais résonons-nous, les gens que j'aime sont assez rares.

    Je suis donc montée dans la voiture à ses côtés, et j'ai même eu droit à une couverture en prime. Sa gentillesse me mettais toujours mal à l'aise. Il était trop attentionné, trop prévoyant, trop agréable. Je suis sûre que ce n'est pas tous les jours que l'on croise quelqu'un comme ça.

    «- Ramenez-moi chez Andreas s’il vous plaît. »

    Je me suis demandé qui était ce "Andreas". Mais ça ne me regardais pas, et puis de totue manière je n'avais toujours pas retrouvé de voix. Bientôt peut-être.
    Même si j'avais pu parler je crois bien que je ne le lui aurais pas demandé. Je suis trop timide probablement.

    «- Nous en avons pour une bonne demi heure de route, vous pouvez dormir, je vous réveillerais quand nous seront arrivés. »

    Vous comprenez maintenant à quel point ce gars est bizarre : je n'ai jamais vu quelqu'un découvrir toutes mes envies avant même que moi je ne les connaisse. C'était bien tentant mais je n'allais certainement pas dormir comme ça devant lui. Et puis même, si je n'y arrivais pas très bien en règle générale je ne vois pas pourquoi j'y parviendrai mieux maintenant. Quoique, peut-être que la présence de quelqu'un à mes côtés me rassurerait justement ? Toujours est-il que j'ai fait non de la tête, et que je n'ai pas dormi de tout le trajet. J'ai bel et bien fermé les yeux, parce que c'était plus reposant, mais rien d'autre.

    Lorsque la voiture s'est arrêtée, j'ai senti ses doigts sur ma joue et j'ai ouvert les yeux.
    Je ne sais pas trop vous décrire comme était la maison. J'aurai voulu mieux la regarder mais bien sur je n'ai pas osé. Il ne manquerait pas que ça, que j'oberse tout d'un ait émerveillé, sous le choc de découvrir qu'une maison pouvait être autre chose qu'une fermée avec des murs blancs comme dans ne chambre d'hopital. Je me suis souvenue de la maison de Charlotte, toujours agréable, et je me suis dit que décidément ma famille n'avait pas le sens de l'hospitalité. Je me suis assise sur le lit de la chambre d'amis et j'ai attendu qu'il revienne. Il fallait que je lui dise quelque chose, c'était de plus en plus pressant, c'était une obssession. C'était un peu comme un défi d'emettre des sons, alors que je ne savais pas pourquoi mais ça bloquait. Le choc peut-être. C'est ce qu'il m'auraient dit à l'hopital vous croyez ?

    «- Je vous ai préparé de quoi vous doucher et vous changer, j’espère que cela vous ira, je ne connais pas vos mensurations exactes. Sauf si vous voulez encore vous reposer, dans ce cas je fermerais les volets. »

    J'ai à peine entendu ce qu'il me disait. J'ai compris ce qu'il m'avait dit, mais je n'avais pas vraiment fait attention à sa phrase ni à sa voix.
    Je n'arrêtais pas de triturer mon cou, de le serrer avec mes mains, d'appuyer dessus. Comme si c'était lui le responsable de tout ça... alors que je savais pertinement que c'était une histoire de blocage psychologique. Au bout d'un petit moment j'ai ouvert la bouche et j'ai dit :

    "- Je suis désolée."

    Ma voix était un peu cassée encore, mais pas déplaisante. J'avais toujours eu une voix douce, agréable, et j'en faisais à peu près ce que j'en voulais. Sauf quand je n'arrivais pas à parler, ce qui était de plus en plus fréquent.

    "- Je crois que tout est ma faute. Je sais pas comment vous remercier. J'aurai pu retourner chez moi, mais en fait non, vous ne savez pas ce qui m'attends là-bas, je veux pas, je veux pas y retourner je vous en supplie, je vous en supplie..."

    Au début je n'avais pas pu m'empêcher de me justifier. Le vouvoyer me paraissait bizarre maintenant, mais mes mots s'étaient précipités, ils venaient tous seuls, se bousculaient pour sortir, après avoir été retenus si longtemps. J'avais dit à peine trois phrases, et à la fin j'étais en larmes. Je sais bien que ma conduite est juste pitoyable, mais je ne me contrôle plus dans ces cas-là. Je tenais la main de ce garçon qui avait été si tolérant, qui m'avait carrément ramenée chez lui, et plutôt je le serrais presque jusqu'à écraser ses os. Un peu plus et je crois que mes ongles le faisait saigner. Mais j'avais les souvenirs qui me revenaient en tête et ils étaient plus fort que tout.
    La façon dont il m'avait plaquée contre le mur, la façont dont j'avais crié. Il y avait ses mains qui passaient sur mon corps, sous mon tee-shirt, défaisaient mon soutien-gorge. Et moi je me débatais, j'étais arquée, tendue, je voulais juste échapper à cette étreinte, partir loin. Sa bouche s'écrasait contre la mienne et s'était juste répugnant, parce que c'était mon père et que jamais je n'aurais pu imaginer mon père me faire ça. La mort d'une épouse ça vous change un homme. J'ai profité d'un moment où la pression s'est un peu relachée, où jai senti que j'avais une chance de m'en aller, et j'ai réussis à partir de contre ce mur abominable. Je vous raconte même pas la vitesse que j'ai pu atteindre pour m'éloigner de cette satanée baraque.

    J'ai demandé, la voix entrecoupée de sanglots :

    "- Je suppose que vous voulez savoir pourquoi maintenant je suis comme ça ?"

    Je lui disais ça mais je savais très bien qu'il y avait des mots que je ne serais pas capable de prononcer. Je pouvais juste sentir les larmes couler.

    [On continue dans l'appartment d'Andreas et d'Aiden ou ici ?]
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Les gens sont gentils [pv. Gille]

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